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Cible Mouvante De Ross Macdonald Bibliography

Kenneth Millar, né en Californie de parents canadiens, est élevé et passe son adolescence à Kitchener, dans la province canadienne de l'Ontario. Dans sa jeunesse, il voyage beaucoup en Amérique, mais également en Europe. Au collège, il rencontre Margaret Sturm, patronyme de la future romancière Margaret Millar, qu'il épouse en 1938. Ils auront une fille, Linda, décédée en 1970.

Millar amorce sa carrière d'écrivain en adressant des récits à divers pulps. C'est pendant ses études à l'Université du Michigan, en 1944, qu'il achève son roman The Dark Tunnel. Il signe alors du nom de John Macdonald pour éviter toute confusion avec sa femme qui écrivait, avec succès sous le nom de Margaret Millar. Il devient alors John Ross Macdonald, qu'il transforme rapidement en Ross Macdonald, pour cause d'homonymie avec John D. MacDonald.

De 1944 à 1946, il est officier chargé des transmissions sur un navire, puis retourne à l'université et en sort diplômé (doctorat) en 1951. Il s'installe à Santa Barbara, en Californie. La plupart des romans de son héros, le détective privé Lew Archer, se déroulent dans et aux environs de cette ville qui est rebaptisée du nom fictif de Santa Teresa.

C'est en 1946 dans la nouvelle Find the Woman que le détective Lew Archer fait sa première apparition. Puis vient le tour du roman Cible mouvante (The Moving Target) en 1949. Ce détective privé, qui s'installe dans un petit bureau au 84111/2 Sunset Boulevard à Los Angeles, se trouve souvent mêlé à des enquêtes criminelles dans les milieux familiaux cossus de la côte Ouest. Ses dons de psychologue lui sont donc particulièrement utiles. Il se singularise en outre des héros conventionnels du roman noir par son allégeance à la gauche américaine et parce qu'il ne boucle pas toujours ses enquêtes, ce qui développe chez lui le doute et le découragement, des faiblesses qui le rendent très humain.

Macdonald est le premier héritier de Dashiell Hammett et de Raymond Chandler. « Si l'influence de Chandler sur Macdonald a été souvent soulignée, on n'oubliera pas que Macdonald a introduit dans ses romans ses propres obsessions (la fuite du père, dans Un mortel air de famille, par exemple) et qu'on lui doit une peinture intéressante des minorités californiennes (dans Le Sourire d'ivoire, notamment) »[1]. En somme, au style de ses prédécesseurs, il ajoute une grande profondeur psychologique et un regard politique qui n'hésite pas à dénoncer le capitalisme sauvage (comme dans Noyade en eau douce sur l'exploitation de gisements pétroliers). Ses intrigues compliquées tournent souvent autour de lamentables secrets familiaux. Les enfants prodigues ou dévoyés sont un de ses thèmes récurrents.

  • The Moving Target (1949)

    Publié en français sous le titre Il est passé par ici, Paris, Presses de la Cité, coll. « Un mystère » no 184, 1954 ; réédition, Paris, Presses de la Cité, coll. « Un mystère », 3e série, no 147, 1971 ; réédition, Paris, J'ai luno 2246, 1987 ; réédition sous le titre Cible mouvante, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 2965, 1998 ; réédition sous le titre Il est passé par ici dans Polars années cinquante, vol. 3, Paris, Omnibus, 1998

    Publié en français dans une nouvelle traduction intégrale de Jacques Mailhos sous le titre Cible mouvante, Paris, Gallmeister, coll. « Totem » no 18, 2012 (ISBN 978-2-35178-518-8).

  • The Drowning Pool (1950)

    Publié en français sous le titre Cadavre en eau douce, Paris, Presses de la Cité, coll. « Un mystère » no 179, 1954 ; réédition de la même traduction sous le titre La Toile d'araignée, Paris, Presses de la Cité, coll. « Un mystère » no 556, 1960 ; réédition, Paris, Presses Pocket no 1246, 1976 ; réédition sous le titre Cadavre en eau douce, Paris, J'ai lu no 2133, 1987 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 3018, 1998 ; réédition sous le titre La Toile d'araignée dans Polars années cinquante vol. 4, Paris, Omnibus, 1999

    Publié en français dans une nouvelle traduction intégrale de Jacques Mailhos sous le titre Noyade en eau douce, Paris, Gallmeister, coll. « Totem » no 19, 2012 (ISBN 978-2-35178-519-5)

  • The Way Some People Die (1951)

    Publié en français sous le titre À chacun sa mort, Paris, Presses de la Cité, coll. « Un mystère » no 172, 1954 ; réédition, Paris, Presses Pocket no 1078, 1974 ; réédition, Paris, J'ai lu no 1959, 1986 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 3081, 1999

    Publié en français dans une nouvelle traduction intégrale de Jacques Mailhos sous le titre À chacun sa mort, Paris, Gallmeister, coll. « Totem » no 29, 2013 (ISBN 978-2-35178-529-4)

  • The Ivory Grin ou Marked for Murder (1952)

    Publié en français sous le titre La Grimace d'ivoire, Paris, Presses de la Cité, coll. « Un mystère » no 129, 1953 ; réédition, Paris, Presses de la Cité, coll. « Un mystère », 3e série no 110, 1970 ; réédition, Paris, J'ai lu no 2034, 1986 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 3246, 2000

    Publié en français dans une nouvelle traduction intégrale de Jacques Mailhos sous le titre Le Sourire d'ivoire, Paris, Gallmeister, coll. « Totem » no 31, 2013 (ISBN 978-2-35178-531-7)

  • Find a Victim (1954)

    Publié en français sous le titre Vous qui entrez ici, Paris, Presses de la Cité, coll. « Un mystère » no 202, 1955 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 3280, 2001

    Publié en français dans une nouvelle traduction intégrale de Jacques Mailhos sous le titre Trouver une victime, Paris, Gallmeister, coll. « Totem » no 42, 2014 (ISBN 978-2-35178-542-3)

  • The Barbarous Coast (1956)

    Publié en français sous le titre Faut pas se mouiller, Paris, Presses de la Cité, coll. « Un mystère » no 319, 1957 ; réédition sous le titre La Côte barbare, Paris, J'ai lu no 1823, 1985 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 3210, 2000

    Publié en français dans une nouvelle traduction intégrale de Jacques Mailhos sous le titre La Côte barbare, Paris, Gallmeister, coll. « Totem » no 45, 2014 (ISBN 978-2-35178-545-4)

  • The Doomsters (1958)

    Publié en français sous le titre La Malédiction des Hallman, Paris, Clancier-Guénaud, 1977 ; réédition, Genève, Éditions Famot, coll. « Les Grands Maîtres du roman policier », 1980 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 2145, 1990

    Publié en français dans une nouvelle traduction intégrale de Jacques Mailhos sous le titre Les Oiseaux de malheur, Paris, Gallmeister, coll. « Totem » no 56, 2015 (ISBN 978-2-35178-556-0)

  • The Galton Case (1959)

    Publié en français sous le titre Un mortel air de famille, Paris, Fayard, coll. « L'Aventure criminelle » no 173, 1964 ; réédition, Paris, J'ai lu no 1752, 1984 ; réédition sous le titre L'Affaire Galton, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 2894, 1997

  • The Wycherly Woman (1961)

    Publié en français sous le titre Le Cas de la femme Wycherly, Paris, Fayard, coll. « L'Aventure criminelle » no 165, 1963 ; réédition sous le titre L'Affaire Wycherly, Paris, J'ai lu no 1631, 1984 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 2825, 1997

  • The Zebra-Striped Hearse (1962)

    Publié en français sous le titre Le Corbillard zébré, Paris, Fayard, coll. « L'Aventure criminelle » no 179, 1964 ; réédition, Paris, J'ai lu no 1662, 1984 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 2736, 1996

  • The Chill (1964)

    Publié en français sous le titre Le Frisson, Paris, Fayard, coll. « L'Aventure criminelle » no 187, 1964 ; réédition, Paris, J'ai lu no 1573, 1983 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 2693, 1995

  • The Far Side of the Dollar (1965)

    Publié en français sous le titre La Face obscure du dollar, Paris, J'ai luno 1687, 1984 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 2640, 1995

  • Black Money (1966)

    Publié en français sous le titre Black Money, Paris, Hachette, 1972 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 2535, 1994

    Publié en français dans une autre traduction sous le titre Mon semblable, mon frère, Verviers, Gérard, coll. « Marabout » BMno 742, 1981

  • The Instant Enemy (1968)

    Publié en français sous le titre La Mineure en fugue, Paris, Presses de la Cité, coll. « Une mystère », 3e série, no 135, 1971 ; réédition, Paris, Presses de la Cité, coll. « Punch » no 93, 1971 ; réédition, Paris, J'ai luno 2551, 1989 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 2572, 1995

  • The Goodbye Look (1969)

    Publié en français sous le titre Un regard d'adieu, Paris, Hachette, 1972 ; réédition, J'ai lu no 1545, 1983 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 2464, 1994

  • The Underground Man (1971)

    Publié en français sous le titre L'Homme clandestin, Paris, Hachette, 1971 ; réédition, LGF, coll. « Le Livre de poche » no 3516, 1973 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 2465, 1994

  • Sleeping Beauty (1973)

    Publié en français sous le titre La Belle endormie, Paris, Fayard, coll. Thriller, 1975 ; réédition, Verviers, Gérard, coll. « Marabout » BMno 726, 1980 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 2516, 1994

  • The Blue Hammer (1976)

    Publié en français sous le titre Le Sang aux tempes, Paris, Fayard, 1978 ; réédition, Verviers, Gérard, coll. « Marabout » BMno 727, 1980 ; réédition, Paris, 10/18, coll. « Grands Détectives » no 2517, 1994

  • Find the Woman (juin 1946, Ellery Queen's Mystery Magazine)

    Publié en français sous le titre Chechez la femme, dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. « Super poche » no 8, 1993

  • The Bearded Lady (octobre 1948, American Magazine ; nouvelle aussi titrée Murder is a Public Matter)

    Publié en français sous le titre Tableau d'un meurtre, Paris, Opta, Mystère magazineno 160, mai 1961 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. « Super poche » no 8, 1993

    Publié en français dans une autre traduction sous le titre Dame avec une barbe, dans Histoires qui font mouche, Paris, Pocket no 1820, 1981

  • The Imaginary Blonde (février 1953, Manhunt ; nouvelle aussi titrée Gone Girl ou The Missing Sister Case)

    Publié en français sous le titre La Fille perdue, Paris, Opta, Mystère magazineno 303, mai 1973 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. « Super poche » no 8, 1993

    Publié en français dans une autre traduction sous le titre Une fille perdue, dans Histoires préférées du maître ès crimes, Paris, Pocket no 1819, 1981

  • The Guilty Ones (mai 1953, Manhunt ; nouvelle aussi titrée The Sinister Habit)

    Publié en français sous le titre Les Coupables, Paris, Opta, Suspenseno 7, octobre 1956 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. « Super poche » no 8, 1993

  • The Beat-Up Sister (octobre 1953, Manhunt ; nouvelle aussi titrée The Suicide)

    Publié en français sous le titre La Sœur disparue, Paris, Opta, L’Anthologie du mystèreno 19, 1974 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. « Super poche » no 8, 1993

  • Guilt-Edged Blonde (janvier 1954, Manhunt)

    Publié en français sous le titre Une blonde dorée sur tranche, Paris, Opta, Mystère magazineno 319, septembre 1974 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. « Super poche » no 8, 1993

    Publié en français dans une autre traduction sous le titre Une blonde coupable sur les bords, dans Anthologie de la littérature policière, Paris, Ramsay, 1980

  • Wild Goose Chase (juillet 1954, Ellery Queen's Mystery Magazine)

    Publié en français sous le titre Crime par procuration, Paris, Opta, Mystère magazineno 104, septembre 1956 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. « Super poche » no 8, 1993

  • Midnight Blue (octobre 1960, Ed McBain's Mystery Magazine)

    Publié en français sous le titre Midnight Blues, Paris, Opta, Mystère magazineno 317, juillet 1974 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. « Super poche » no 8, 1993

  • The Sleeping Dog (avril 1965, Argosy)

    Publié en français sous le titre Un chien de sa chienne, Paris, Campus éditions, Thrillerno 3, mai-juin 1982 ; réédition dans Lew Archer, détective privé à Hollywood, Paris, Fleuve noir, coll. « Super poche » no 8, 1993

  • Strangers in Town - nouvelle écrite en 1950, publiée de manière posthume en 2001
  • The Angry Man - nouvelle écrite en 1955, publiée de manière posthume en 2001
  •  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

    • Claude Mesplède et Jean-Jacques Schleret, SN, voyage au bout de la Noire : inventaire de 732 auteurs et de leurs œuvres publiés en séries Noire et Blème : suivi d'une filmographie complète, Paris, Futuropolis, , 476 p.(OCLC 11972030), p. 272-275 (notice Kenneth Millar).
    • Claude Mesplède (dir.), Dictionnaire des littératures policières, vol. 1 : A - I, Nantes, Joseph K, coll. « Temps noir », , 1054 p.(ISBN 978-2-910-68644-4, OCLC 315873251), p. 90-91.
    • Claude Mesplède (dir.), Dictionnaire des littératures policières, vol. 2 : J - Z, Nantes, Joseph K, coll. « Temps noir », , 1086 p.(ISBN 978-2-910-68645-1, OCLC 315873361), p. 259-260.
    • Jean Tulard, Dictionnaire du roman policier : 1841-2005. Auteurs, personnages, œuvres, thèmes, collections, éditeurs, Paris, Fayard, , 768 p.(ISBN 978-2-915793-51-2, OCLC 62533410), p. 447-475

    Bibliographie[modifier | modifier le code]

    Études sur Ross Macdonald[modifier | modifier le code]

    • (en) Matthew Bruccoli, Ross Macdonald, San Diego, Harcourt Brace Jovanovich, (ISBN 0-151-79009-4 et 0-156-79082-3)
    • (en) Tom Nolan (préf. Sue Grafton), Ross Macdonald : a biography, New York, NY, Scribner, (ISBN 0-684-81217-7 et 978-0-684-81217-5, OCLC 40180979)

    Liens externes[modifier | modifier le code]

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    Notes et références[modifier | modifier le code]

    1. ↑Jean Tulard, Dictionnaire du roman policier : 1841-2005, p. 448.
    Mel Gibson.

    LE SAVIEZ-VOUS?

    L’Empire britannique fut le premier fournisseur de stars hollywoodiennes, à commencer par l’Australien Errol Flynn et plus près de nous Mel Gibson. Si Julie Andrews est anglaise, tout comme Jacqueline Bisset ou Michaël Caine, Richard Burton, lui, est Gallois et Sean Connery toujours Ecossais. Quant à Charlie Chaplin, Julie Christie ce sont des londoniens, ainsi que Joan Collins et Peter Sellers, tous Anglais de bonne souche.

    Elizabeth Taylor.
    Roger Moore.

    Of course ! Stewart Granger et Alec Guiness ne pouvaient nous venir que de la perfide Albion, formant un vrai carré d’officiers et gentlemen avec David Niven et Rex Harrison. Il y a aussi d’autres anglais plus ou moins connus comme tels, par exemple, Vivien Leigh, Laurence Olivier, Elizabeth Taylor, Roger Moore et Jeremy Irons. Les Ecossais ne furent pas oubliés sur la liste des stars made in Hollywood Deborah Kerr, Malcolm Mc Dowell ou encore Samantha Eggar. 

    Maureen O’Hara.
    Liam Neeson.

    Les Irlandais furent plus nombreux encore : Maureen O’Hara, Maureen O’Sullivan (la maman de Mia Farrow), Peter O’Toole, Liam Neeson ou encore Pierce Brosnan. Quant aux Canadiens, ils s’appellent Yvonne de Carlo, Michaël Sarrazin, Donald Sutherland ou Norma Shearer. Enfin, en se penchant sur l’origine des stars d’Hollywood, on a quelques surprises : Peter Ustinov (Hercule Poirot) est anglais et non pas russe. Stan Laurel est aussi anglais, mais Oliver Hardy est américain. Et Peter Lawford, le beau frère des frères Kennedy ? Anglais ! Et Bob Hope ? le fameux fantaisiste, porte-drapeau de la bannière étoilée ? Devinez… Anglais bien sûr ! 

    Les Max Brothers.

    Et les Français me direz-vous ? Au risque de vous surprendre ils étaient tout aussi nombreux… 
    Les fameux Max Brothers figurent au panthéon du septième art et leurs treize films sont des classiques que se disputent les cinémathèques du monde entier. Les cinéphiles ne sauraient ignorer que la famille des quatre frères était originaire d’Alsace. Le père sera surnommé pendant très longtemps « Frenchy » par les autochtones.

    Maurice Chevalier.
    Louis Jourdan.

    D’autres Français ont réussi à Hollywood, pour certains les origines sont évidentes : Maurice Chevalier, Louis Jourdan ou encore Charles Boyer, que l’on ne présente plus et dont seuls les Américains ont oublié qu’il était français. Mais aussi Leslie Caron, admirable dans « Un américain à Paris » au côté de Gene Kelly, est aussi française.

    Joan Crawford.
    Claudette Colbert.

    Pour d’autres, elles sont cachées sous des pseudonymes comme Joan Crawford américaine s’il en est, était pour l’état civil Lucille Le Sueur. Quant à Paulette Godard, un moment l’épouse de Charlie Chaplin et monstre sacré d’Hollywood elle avait renié ses origines et se considérait américaine à 100% bien que née Pauline Lucé. Et puis d’autres, comme Claudette Colbert grande star du muet et du parlant a vécu toute son enfance à Paris. Née Emilie Claudette Chauchoin née à Saint-Mandé, à son arrivée aux Etats-Unis, elle donnait des cours particuliers de français afin de gagner sa vie.

    William Wyler.
    Bruce Cabott.

    Capucine décédée à Lausane en 1990, avait vu le jour à Toulon sous le nom de Germaine Lefèvre, elle fut la vedette dans « Le bal des adieux », « Le Grand Sam » mais aussi dans « La panthère rose » de Blake Edwards. Parmi les compositeurs citons Maurice Jarre (le papa de Jean-Michel Jarre) « Docteur Jivago », Georges Delerue pour ses musiques de films « Platoon » ou encore « Casino ». Parmi les costumiers Jean-Louis Parisien, créateur de la robe noire de Rita Hayworth dans « Gilda ». Et plus étonnant encore, parmi les metteurs en scène les plus célèbres William Wyler – mulhousien – de son vrai nom  Wilhem Weiller, qui réalisa le très célèbre « Ben Hur ». Ou encore, Bruce Cabott, interprète de Hawks, Curtiz, Walsh et plus particulièrement d’Arthur Penn dans « La poursuite impitoyable » aux côtés de Redford, Brando et Jane Fonda, bref Bruce Cabott s’appelait de son vrai nom Etienne de Brezac … Et bien d’autres encore, la liste serait trop longue à dérouler, à commencer aujourd’hui par Marion Cotillard et Jean Dujardin, qui grâce à leur oscar remporté de haute lutte ont leur carrière assurée à Hollywood …